Épisode 2 : Expériences de diversité corporelle

Nos panélistes

Jessica Prudencio, créatrice de contenus et militante 

Johana Monthuy-Blanc, professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières, responsable de l’équipe de recherche transdisciplinaire Loricorps, chercheure FRQ au CRIUSMM et responsable de l’axe sur la santé des populations

Nadia Tranchemontagne, autrice, créatrice de contenus et militante pour la diversité corporelle

** Avertissement :  cet épisode mentionne certaines formes de violences en ligne grossophobes et fait mention succinctement de troubles alimentaires et d’idées suicidaires, nous préférons vous en avertir. **

Expériences de diversité corporelle

Notre relation au corps se construit dès l’enfance et évolue avec le temps. Pourtant, dans l’espace public comme en ligne, certains corps sont valorisés, tandis que d’autres sont effacés, jugés ou stigmatisés. Les normes corporelles dominantes, souvent étroites et peu représentatives, laissent peu de place à la diversité et influencent la manière dont chaque personne se perçoit, se présente et se sent légitime.

Dans cet épisode nous nous interrogeons sur les liens entre le numérique et les façons que nous avons de vivre et voir nos corps. Nous y discutons entre autres de la mise en scène des corps sur les réseaux sociaux, de la grossophobie ainsi que des perspectives d’acceptation et de neutralité corporelle.

Corps et numérique : entre normes et résistances

Une attention particulière est portée à la distinction entre le fait de voir son corps et celui de le vivre. La professeure Johana Monthuy-Blanc explique comment les plateformes numériques renforcent une perception du corps à la troisième personne, un corps vu, analysé, mis en scène, qui peut s’éloigner fortement du corps “à la première personne”, vécu de l’intérieur.

Les expériences de la créatrice de contenus Jessica Prudencio illustrent bien la complexité de ce rapport au corps dans les espaces numériques. Montrer son corps sur les réseaux sociaux a d’abord été pour elle une façon de se réapproprier son image et de diversifier les représentations médiatiques, mais les commentaires souvent violents et les obstacles médicaux ont transformé ce rapport. Elle rappelle, à l’instar de Nadia Tranchemontagne, qu’il n’est pas toujours possible, ni nécessaire, d’aimer ou d’accepter son corps en tout temps, et que les ambivalences ont aussi leur place.

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